Archive pour le octobre, 2009

Iquique, commerçante extravagante

Samedi, octobre 31st, 2009

Vue sur Iquique, depuis l'appartement de Jessica.

Iquique grouille. Elle est bordélique. Coincée entre les hauteurs du désert et la mer bleue chargée d’écume, cette ville d’environ 170 000 habitants est dotée d’une «zone franche». Pas de taxes, donc beaucoup de produits moins chers et beaucoup de commerçants.Visite.

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María Ruth, institutrice avant tout

Mercredi, octobre 28th, 2009

Maria Ruth Guzman, institutrice depuis 25 ans.

Sur le visage de María Ruth, le sourire est presque permanent. De sa voix éraillée, l’institutrice de 52 ans remplit d’entrain sa classe de CP d’un quartier pauvre d’Arica, au nord du Chili.

Son visage est lumineux, ouvert. Mais dans ses yeux pointe une petite lueur triste.

Depuis toute jeune, María Ruth a choisi l’école. Pour s’exprimer et s’épanouir. Et s’extirper d’un quotidien difficile et peu valorisant.

Aujourd’hui mère et grand-mère, elle est avant tout institutrice.

Faite pour apprendre et enseigner. Pour elle et pour les autres.

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A l’école avec Omar, Nallelli et María Teresa

Lundi, octobre 26th, 2009

Nalleli, Maria Teresa et un de leurs camarades.

Luis, chez qui je loge à Arica, est le directeur d’une école municipale. A peine arrivée à Arica, je le suis à son travail. Cela fait longtemps que j’ai envie d’entrer dans une école au Chili.

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Arica, la péruvienne

Jeudi, octobre 22nd, 2009

Arica, vue depuis le rocher qui surplombe la ville. Au loin, le Pérou.

Installée au bord de l’océan, Arica est moins sèche que San Pedro ou Copiapo. L’air marin est agréable. Mais le désert bien présent.
Pas un arbre ou presque, que des parterres sablonneux et une fine couche de sable sur toutes les maisons basses qui s’alignent de la côte jusqu’aux premières courbes des montagnes de terre et sable.

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Les merveilles du désert d’Atacama

Lundi, octobre 19th, 2009

Voilà quelques images de mon week-end à San Pedro de Atacama. Je vous laisse rêver avec moi. Bises.

Atacama: le salar, désert de sel.

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Robertina Obando, recommencer à zéro

Samedi, octobre 17th, 2009

Robertina Obando, 31 ans.

Robertina est une jeune femme discrète.

Un peu timide voire méfiante.

Née au Pérou, elle est arrivée à Copiapo il y a sept mois. Avec son mari et son fils.

Pour, encore une fois, tout recommencer à zéro.

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Paula Ferrada, à l’aise dans ses baskets

Jeudi, octobre 15th, 2009

Paula Ferrada, Copiapo

Experte en pâtisseries gigantesques, mère sans tabous et femme épanouie, Paula regorge d’une énergie franche et directe.

Elle n’a pas froid aux yeux et ne mâche pas ses mots.

Et tant pis si les autres s’offusquent. Ils comprendront bientôt.

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Aux portes du désert d’Atacama

Mardi, octobre 13th, 2009

Vue sur Copiapo depuis la maison de Paula Ferrada.

Me voila arrivée a Copiapo. Capitale de la IIIème Region de Atacama, au Nord du Chili.  Ville aux portes du désert. Ville seche, poussiereuse, qui vit grâce aux mines de cuivre et aux vignes ou pousse la majorité du raisin que le Chili exporte vers le monde entier.

Saisissant contraste entre les montagnes arides et le vert des parcelles de vignes irriguées par un systeme de goutte à goutte.

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5/5: Soledad Garcia, après la rencontre

Dimanche, octobre 11th, 2009

L'atelier de tissage de Soledad, avec les chiens et le coq.

Depuis ma première rencontre avec la Señora Gloria, chaque femme croisée m’a offert une petite pierre que je mets dans mon sac à astuces. Un sac à idées et sensations qui m’emmène vers qui je suis peut-être, vers quelle femme je deviens ou vers quel bonheur j’ai envie de construire. Aucune ne détient la clé mais chacune a plus ou moins réussi à faire bouger la porte.

Soledad m’a bousculé. A cause de son histoire. De sa fragilité. Et de ses remarques aiguisées sur la société chilienne.

A ce propos, j’ai envie d’ajouter quelques impressions, réflexions et commentaires qui éclaireront peut-être ses paroles.

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4/5 : Soledad Garcia : « Querer y amar »

Dimanche, octobre 11th, 2009

Soledad Garcia Huidobro, aristocrate populaire

De cette vie passée d’un extrême social à un autre, Soledad a tiré une grande liberté de parole et un regard aiguisé sur la société chilienne.

«La situation de la femme au Chili est pathétique», lâche-t-elle sans demi-mesure. «Quelle que soit sa classe sociale d’origine, la femme chilienne commence à peine à être respectée dans la société

«On parle beaucoup des droits de la femme en politique mais dans la vie quotidienne, le machisme perdure. Et nous, les femmes, en sommes responsables, car nous n’enseignons pas à nos fils à laver la vaisselle ou surveiller le bébé

Mais Soledad déplore aussi une autre réalité actuelle: «beaucoup de jeunes diplômées chiliennes sentent que pour être reconnues elles doivent se battre et se comporter comme des hommes

Pour Soledad, elles font fausse route. «Entrer en compétition avec les hommes n’a pas de sens. Nous sommes différents physiquement, psychologiquement et émotionnellement, souligne-t-elle, et cela ne nous empêche pas d’avoir autant de valeur.»

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3/5 : Soledad Garcia, femme de projets

Dimanche, octobre 11th, 2009

Dans la maison de la culture qu'elle a monté à Montegrande, Soledad a mis en place une bibliothèque gratuite pour rapprocher le livre des familles.

Ce matin, Soledad a le teint plus jovial. Une bonne nuit de sommeil a effacé ses cernes. Le soleil crache ses rayons sur la cour et les chiens sont calmes, à l’ombre de l’atelier de tissage.

Dans la Vallée de l’Elqui, Soledad a trouvé le silence et la solitude qu’elle croyait insupportables. Depuis plusieurs années, elle y suit une thérapie avec un psychologue anglais, installé dans un village voisin. «J’ai travaillé mon histoire, c’est pour ça que je peux la raconter comme cela maintenant

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2/5 – Soledad Garcia Huidobro : des coups et des hommes

Dimanche, octobre 11th, 2009

Dans l'atelier de tissage avec les femmes qui participent aux cours de creation en feutre.

Soledad aurait pu passer sa vie dans cette bulle hors du monde. Mais lorsqu’elle a deux ans, son père décède. Quelques années plus tard, sa mère rencontre un autre homme. Et là, tout bascule.

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1/5 – Soledad Garcia Huidobro, aristocrate populaire

Dimanche, octobre 11th, 2009

Les journées de Soledad sont longues: "Il n'y a que le matin où je peux être seule alors aujourd'hui je me suis levée à 5h30..."

Au cœur du village de Montegrande, dans la Vallée de l’Elqui, une maison ocre bruisse de cris d’enfants et de bavardages d’adultes. A l’intérieur, une quinzaine de personnes va et vient entre la bibliothèque, la salle des ordinateurs et l’atelier de tissage. Soledad Garcia Huidobro vit au milieu de ce remous.

Entre un gamin à moucher et une femme qui lui montre sa dernière création en feutre. Elle court, complimente, recommande, rit et propose du matin au soir. Tandis que poules, chiens et chats se chamaillent dans la cour sous le regard des montagnes sèches.

Rencontres en quatre épisodes.

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La sagesse des grands-mères

Samedi, octobre 10th, 2009

Vous l’aurez surement remarqué, les premières femmes que j’ai rencontrées sont toutes soixantenaires. Ce n’est pas une volonté ! Juste une conséquence d’un phénomène sans doute répandu dans le monde entier:

Les gens ont tendance à recommander les plus anciens, sans doute pour leur expérience et leur sagesse.

Jusqu’à maintenant, lorsque j’ai demandé à mes amis ou connaissances quelles femmes je pourrais interviewer, beaucoup m’ont indiqué des « señoras ». C’est à dire des femmes d’un certain âge déjà.

Autre chose qui m’a fait sourire: beaucoup de mes amis garcons m’ont recommandé leur maman, ou leur grand-mère.

En France aussi, les hommes recommanderaient leur mère?

A bientôt!

Alicia Salazar: cuisiner avec le soleil et changer

Vendredi, octobre 9th, 2009

En aprenant à cuisiner avec le soleil, Alicia Salazar a aussi appris à s'aimer et à se valoriser. Sur la terrasse du restaurant où travaille Alicia, de drôles d’engins orange s’alignent face au soleil. Des casseroles enfermées dans des cubes argentés encadrés de plaques réfléchissantes, des théières qui trônent au dessus de paraboles constituées d’éclats de verre brillants… Toutes ces boîtes étranges sont des fours solaires.

C’est grâce à eux qu’Alicia et les membres de l’association des artisans solaires de Villaseca cuisinent depuis une vingtaine d’années dans la Vallée de l’Elqui.
Grâce à eux qu’Alicia Salazar, 59 ans, a appris à se faire confiance et à s’aimer pour ce qu’elle est.

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Bética Rojas, « Gabriela et moi »

Mercredi, octobre 7th, 2009

Bética Rojas ou la tranquilité de l'âge.

A Montegrande, village où a grandi la poète chilienne et prix Nobel de littérature Gabriela Mistral, tout le monde connaît Bética Rojas. Même les touristes.

Et pour cause : après une vie de dur labeur dans la Vallée de l’Elqui – à 70 km de La Serena – Bética garde tranquillement le musée-école en hommage à la poète chilienne. Depuis 27 ans.

Elle parcourt même le pays pour parler de l’artiste. Et dit sentir sa présence et son soutien.

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La Serena et le début du Norte Chico*

Dimanche, octobre 4th, 2009

Vue sur la baie de Coquimbo, depuis l'appartement de Maria Paz y Andres, La Serena.

Voilà la partie la plus inconnue du voyage qui commence. Plusieurs semaines en direction du Nord du Chili. Là, je serai seule en route, vers des zones qui me sont bien moins connues que Valparaiso ou Santiago. J’ai hâte et suis un peu nerveuse. La route défile déjà.

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Lidia Monrroy, femme des collines

Samedi, octobre 3rd, 2009

Lidia Monrroy Ortega, 61 ans, mujer de los cerros

Cerro La Raiz, cerro La Cruz, cerro Alegre, cerro Cordillera… En plus de soixante ans à Valparaiso, Lidia Monrroy, 61 ans, a connu presque toutes les collines de ce port incroyable.

Elle est ce qu’on appelle ici «una mujer de los cerros». Une femme des collines. Rencontre avec une mère, grand-mère, ancienne ouvrière du cuir, domestique et nourrice.

Un fan de foot et de voyages qu’elle croyait impossibles il y a peu.

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