
De cette vie passée d’un extrême social à un autre, Soledad a tiré une grande liberté de parole et un regard aiguisé sur la société chilienne.
«La situation de la femme au Chili est pathétique», lâche-t-elle sans demi-mesure. «Quelle que soit sa classe sociale d’origine, la femme chilienne commence à peine à être respectée dans la société.»
«On parle beaucoup des droits de la femme en politique mais dans la vie quotidienne, le machisme perdure. Et nous, les femmes, en sommes responsables, car nous n’enseignons pas à nos fils à laver la vaisselle ou surveiller le bébé.»
Mais Soledad déplore aussi une autre réalité actuelle: «beaucoup de jeunes diplômées chiliennes sentent que pour être reconnues elles doivent se battre et se comporter comme des hommes.»
Pour Soledad, elles font fausse route. «Entrer en compétition avec les hommes n’a pas de sens. Nous sommes différents physiquement, psychologiquement et émotionnellement, souligne-t-elle, et cela ne nous empêche pas d’avoir autant de valeur.»
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