Temuco, capitale Mapuche

De gauche a droite: Esther, Adela et Ramon.

Adela, Ramon et la maman d’Adela, Esther.

Après Rari, près de Linares, je file plus au sud. Direction Temuco. Capitale de la IXe Region. Capitale de la Araucania. Une des rares région du Chili où les indiens, ici les Mapuche, ont su résister et stopper l’envahisseur espagnol au XVIe siècle.

« Pacifiés » par la force au XIXe siècle par le nouveau Chili indépendant*, les Mapuche sont aujourd’hui bien moins nombreux qu’hier (Environ 600 000 personnes sur les pres de 16 millions de Chiliens, selon une enquete de 2006). Mais beaucoup vivent encore dans la campagne autour de Temuco et en ville même.

Grâce à Adela et Ramon, des amis d’amis, qui viennent me chercher au terminal avec leur fils Mawlikan, je vais pouvoir rencontrer deux femmes mapuche. Une à la campagne. Une en ville.

En attendant, je suis fascinée par les paysages qui défilent derrière les vitres du bus. Le vert des champs se fait plus intense. La Cordillère se remplit de pins et d’arbres natifs. Tantôt pelée par les entreprises forestières, tantôt dense et mystérieuse.

Le blé frissonne sous le souffle du vent. Le soleil est sorti derrière le ciel de pluie. Les étendues de blé jeune ressemblent à un marais paisible. Les arbres s’y sont invités sous la surface et poussent au creux des feuilles tendres de la céréale qui nourrira familles et animaux dans quelques mois.

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* Beaucoup d’indiens Mapuche sont tues, d’autres sont envoyes vers des « reducciones » (reserves) par le nouvel etat chilien qui decide d’envahir les terres du sud, conservees jusque-la par les indiens Mapuche.

13/11/2009

2 Réponses pour “Temuco, capitale Mapuche”

  1. Redigé par monique:

    Bonjour, quel périple, on a hâte de te suivre, on attend avec impatience de connaitre la suite du voyage pour apprécier ces chiliennes très courageuses
    Monique

  2. Redigé par Ramon Cayumil:

    Hola.
    Tratamos de entender los textos, pero con muchas dificultad.
    nos dio mucho gusto comentarlas y acordarnos de ti
    Un abrazo
    Ramón, Adela y Mawlikan