Punta Arenas, dame tranquille

Punta Arenas, depuis le mirador Fagnano.

Le bout du monde, le bout du Chili, c’est aussi une ville. Punta Arenas. Dame froide et tranquille.

Plantée depuis le XIXe siècle au bord du détroit de Magellan. Là ou les océans se mélangent. Là ou Croates et Chilotes (habitants de l´île chilienne de Chiloé, située à hauteur de Puerto Montt) sont venus travailler malgré le vent froid et la pampa sèche à perte de vue.

A Punta Arenas, on est marin, militaire, « enapino » (employé de l´entreprise nationale de pétrole, ENAP). Ailleurs au Chili, on dit en riant que les femmes de Punta Arenas gardent l’argent et les pingouins en attendant leur mari parti en mer, en mission militaire ou sur une plateforme pétrolière.

Ici, on dit « le Nord » pour parler de tout le reste du pays. Évidemment, il n´y a rien plus au sud. Plus de continent. Juste quelques îles et notamment un village, accessible seulement par bateau: Porvenir, qui signifie Futur.

Le bout du monde vit tranquille. Et regarde au loin.

Vue panoramique sur Punta Arenas. Au fond, le détroit de Magellan.

Vue panoramique sur Punta Arenas. Au fond, le détroit de Magellan. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

25/11/2009

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