Carolina Goic, une femme en politique

Carolina Goic, députée de la région de Magallanes, extrême sud du Chili.

A 36 ans, Carolina Goic est l’une des rares députées du Parlement chilien.

Elue en 2006 au moment où Michelle Bachelet était la première femme à accéder à la présidence au Chili, elle remporte contre toute attente l’élection législative dans la région de Magellan.

Et compte bien rempiler pour quatre ans supplémentaires. Le premier tour aura lieu le 13 décembre prochain.

Rencontre avec une femme en politique.

Claire, précise et douce. Interview.

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Votre nom de famille sonne très Europe de l’Est. Pourtant, vous êtes née et avez grandi au Chili…

J’ai grandi au Chili mais ma famille maternelle et paternelle est originaire de Croatie. Mon grand-père et mon arrière grand-père sont arrivés dans la région de Magellan au moment de la Seconde Guerre Mondiale. Ils devaient avoir 10 ou 12 ans et fuyaient les combats.

Beaucoup d’habitants de Punta Arenas sont d’origine croate. Comment cela se fait-il?

La population de Punta Arenas s’est formée en grande partie avec l’arrivée des Croates, parmi d’autres Européens, et avec l’arrivée de nombreux Chilotes, Chiliens originaires de Chiloé, une île un peu plus au Nord. Aujourd’hui, la population est plus mélangée mais, il y a quelques années, une grande partie des Puntarenenses[1] étaient des Croates.

Les compatriotes de mes aïeux fuyaient la guerre. Habitués à travailler dur, ils se sont mis à cultiver la terre de Punta Arenas et sont finalement restés… Au Chili, les Croates se sont installés à l’extrême Nord, à Antofagasta, et à l’extrême Sud, à Punta Arenas.

Vous êtes assistante sociale de formation. Comment êtes-vous arrivée à la politique?

Mon père était un homme politique très engagé au sein de Parti Démocrate Chrétien. Il a participé à la formation du parti, travaillé avec le président Eduardo Frei Montalva[2]. La politique est donc une activité qui m’est familière depuis toute petite. J’ai grandi en voyant mon père en campagne ou en réunion. De là viennent sans doute mon intérêt pour la politique et une partie de ma formation.

Ensuite, je suis devenue députée parce qu’on m’en a offert la possibilité.

Assistante sociale, j’ai d’abord travaillé pour le Service National de la Femme puis pour le secrétariat au plan ici, à Punta Arenas. Toujours en charge des thèmes sociaux: les femmes, les enfants, les indiens… J’étais active au sein du parti, mais jamais je n’aurai imaginé être candidate à une élection.

Et pourtant, on m’a proposé de me présenter aux législatives! C’était la dernière année du président Lagos[3]. Le contexte a joué en ma faveur… Il y avait peu de candidats au sein de mon parti, la direction nationale était derrière moi. Car au Chili, il est rare qu’on donne aux femmes, et encore plus aux femmes jeunes, l’opportunité de se présenter!

Beaucoup d’hommes politiques aux qualités reconnues n’ont jamais d’opportunité de ce genre. Mon père, par exemple, aurait gagné n’importe quelle élection ici, législatives, sénatoriales, municipales… Mais jamais il n’a eu l’espace pour le faire.

Je n’ai donc pas hésité. Quand tu es politique et qu’on te fait une offre si incroyable, ou tu dis oui ou tu fais autre chose!

Pas gagné d’avance pour autant…

Non, j’étais une candidate jeune, méconnue, sans trop de soutiens. Mais, quelque soit le résultat, je savais que ce serait une expérience incroyable pour mon développement personnel. On a donc monté une campagne avec les amis et beaucoup de passion, plus que d’argent. Et finalement, j’ai obtenu le meilleur résultat de la région!

Je crois que nous avons gagné parce que ma candidature transmettait l’idée de rénovation en politique, de proximité. C’était aussi un moment particulier pour les femmes puisque Michelle Bachelet est devenue la première présidente du Chili cette année-là…  Avoir une femme à la tête du pays nous a rendu, nous les femmes, beaucoup plus visibles. Sans aucun doute ai-je bénéficié de cette tendance.

Carolina Goic, 36 ans, femme et politique.

Difficile d’être une femme en politique au Chili?

Les  premières difficultés sont moins dues au fait d’être femme qu’à la distance. La région de Magellan est la plus éloignée du centre du pays. Punta Arenas est à quatre heures d’avion de Santiago, la capitale, et Valparaiso, où se trouve le siège du Parlement, à 1h30 en voiture de Santiago.

Pour exercer mon mandat de députée, je dois aller chaque semaine à Valparaiso car c’est là, les mardis, mercredis et jeudis, que les députés discutent, votent et travaillent en commission. Je voyage le lundi en avion vers Santiago où j’ai des réunions, des déjeuners. Puis je vais trois jours au Parlement. Et le jeudi soir, je rentre à Punta Arenas. Je perds donc beaucoup de temps dans les transports.

Ensuite, je suis maman de deux petites filles. L’une de deux ans, née pendant mon mandat, et l’autre de six ans. J’ai donc les mêmes difficultés que toute maman qui travaille: je dois gérer mon temps pour remplir toutes mes tâches.

De plus, mon métier est très prenant. On est député 24h/24 et 7j/7! Je n’ai pas d’horaire de sortie du travail après lequel je peux déconnecter, non. Concilier tout ça est donc un grand défi!

Comment- faites-vous alors ?

J’ai la chance d’avoir un mari qui est un père et un compagnon formidable. Très moderne dans sa conception du couple et des rôles au sein de la famille. Cela permet de faire les choses bien, d’affronter ce travail ensemble, en famille. Et c’est peu fréquent au Chili, pays encore très traditionnel.

Qu’est-ce qu’être un «homme moderne» au Chili ?

Un homme qui vit selon un principe de coresponsabilité, qui s’implique dans l’éducation de ses enfants, participe aux tâches domestiques. Mon mari est comme ça. Il est plus à la maison, et moi plus souvent partie. Il se charge des tâches domestiques, s’occupe des filles, change les couches… et tout cela sans râler. Car beaucoup d’hommes le font mais le présentent ensuite à leur femme comme un fait d’armes incroyable! (rires)

Être candidate puis députée n’est pas seulement un projet personnel, c’est un projet familial, pour nous. Et mon mari sait bien que si aujourd’hui la vie me donne cette opportunité, lui en aura sans doute une autre ensuite. Être en couple, c’est aussi partager cela.

"Le monde politique chilien est machiste: au Congrès par exemple, on écoute toujours plus la proposition d'un homme que celle d'une femme, c'est flagrant."

Au Parlement, femmes et hommes politiques sont-ils traités indifféremment?

Oh non, le traitement n’est pas le même! Le Congrès est une institution ancienne et très traditionnelle, pour ainsi dire… (sourire) C’est un monde pensé pour les hommes, pas pour les femmes. Qu’il s’agisse de l’organisation, des horaires… La vie politique même fonctionne selon des règles masculines comme l’informalité.

Au quotidien, c’est simple: quand un homme donne une idée, on l’écoute; quand une femme en donne une, elle peut être la plus brillante, on ne l’écoutera pas autant.

La différence entre hommes et femmes politiques est remarquable aussi dans notre façon de nous charger de nos familles. Nous, les femmes, sommes plus capables de dire que notre famille, nos enfants nous importent. Et nous générons un espace pour assumer le fait que, nous aussi, personnages politiques, sommes faits de chair et d’os et avons des familles derrière nous qu’il convient de préserver.

J’ai l’impression que les hommes, eux, mettent ces préoccupations dans leur poche. Non pas que leur famille ne soit pas importante pour eux, mais, dans la société chilienne, nous sommes habités à penser que ce ne sont pas des sujets pour les hommes. Ils sont donc plus réprimés.

Au Congrès, beaucoup d’hommes ont des vies personnelles accidentées. Leurs mariages n’ont pas tenu le coup, leurs enfants ont grandi sans eux et le leur reprochent aujourd’hui….

En posant des limites au travail?

Tout à fait. Quand  je suis tombée enceinte par exemple, j’ai pris  tous mes congés maternité, avant et après la naissance. Je crois qu’il était très important de le faire. Face à la maternité, nous sommes toutes les mêmes. Députée, caissière de supermarché ou maîtresse d’école, il y a en nous une vie qui a la même valeur. Et les lois sont là pour protéger cet enfant qui grandit dans notre ventre. Elles doivent s’appliquer de la même manière pour tous.

C’est bien vu pour une femme députée de prendre tout son congé maternité?

En tant que personne public, il faut donner l’exemple. Et je crois que ce n’est pas mal perçu. Je n’apprécie pas ceux qui, parce qu’ils ont un travail important, se permettent de ne pas respecter la loi.

Donner cet espace à la vie familiale contribue d’autre part à rapprocher la politique des gens, à l’humaniser. Il est sain que les électeurs se rendent compte que leurs représentants sont des personnes comme les autres, en chair et en os, qui vivent une vie normale.

Dans l’autre sens, en vivant cette vie-là, nous, hommes et femmes politiques, nous rapprochons de la vie des gens, de leurs préoccupations. Cela nous ramène sur terre.

Pour ma part, j’ai toujours cherché à apporter législativement dans ce domaine. Pour rendre plus agréable et compatible la relation entre le travail et la vie de famille. Car je suis convaincue qu’une grande part des problèmes qui touchent les familles, les enfants et les femmes disparaîtraient si les gens avaient plus d’outils pour régler les conflits que génère la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Je pense aux problèmes de dépression, de santé mentale, aux problèmes des enfants à l’école voire à leurs ennuis avec la justice.

goic frei post natal

La société chilienne est-elle machiste?

Je crois que oui.

Nous avons beaucoup avancé. Les quatre années qui viennent de s’écouler – celles du mandat de Michelle Bachelet – ont été remarquables. Nous-mêmes, citoyens chiliens, ne sommes pas encore capables de réaliser l’ampleur de ces changements. Avoir une femme pour présidente a  eu un effet d’accélérateur. Michelle Bachelet a été un moteur incroyable dans ce que je qualifierais de changement culturel.

Par exemple, cette après-midi, j’étais en campagne dans les rues de Punta Arenas et plusieurs femmes m’ont dit: «Nous les femmes votons pour les femmes!» Il y a quatre ans, les femmes votaient beaucoup plus pour les hommes.

Mais, malgré cela, la société chilienne reste encore une société machiste. Tant à cause des hommes, qu’à cause des femmes…

Des exemples concrets?

Prenez la participation des femmes en politique. Le pourcentage de femmes au Congrès est extrêmement bas! On doit être à peine 15 femmes sur 120 élus. Et ceci, alors que les femmes représentent la moitié de la population. On peut donc attendre que le Congrès soit un peu plus équilibré. Mais, jusqu’à aujourd’hui, toutes les lois présentées pour mettre en place des quotas ont été rejetées.

En général, ceux qui votent non à ces lois – qu’ils soient homme ou femme d’ailleurs – se justifient ainsi: «les femmes doivent obtenir ces postes grâce à leur mérite, pas grâce à une loi… » Sauf que cela ne suffit pas! Les statistiques l’indiquent : en 50 ans, on a gagné une ou deux sénatrices au Congrès! Peut-être que le 13 décembre prochain, deux ou trois femmes supplémentaires seront élues… mais pas plus. C’est ça le rythme du changement culturel !

Le Congrès est l’institution la plus difficile à faire changer. Contrairement aux gouvernements locaux ou municipaux, qui ont commencé à incorporer plus de femmes.

Tout cela est aussi lié au fait qu’au Chili,  on attribue aux femmes des rôles plus dans le privé ou à l’intérieur de la maison, des rôles moins visibles. On conçoit communément que l’apport des femmes est plus vers l’intérieur que vers l’extérieur, plus au second plan qu’au premier.

Dans la vie quotidienne aussi, la femme chilienne est toujours un peu en retrait, un peu plus silencieuse, semble-t-il…

Complètement. Et tu le vois dans de nombreuses circonstances.

Ici, dans la région de Magellan, nous tenons un triste record en termes de violence au sein de la famille. Cette réalité montre quelle conception reste en vigueur entre l’homme et la femme. Celle de la domination de l’homme sur la femme.

Si tu t’intéresses un peu aux taux de fémicides dans notre pays – des meurtres qui sont présentés comme tels depuis quelques temps seulement, avant on ne parlait que d’homicides – tu ne peux pas le nier: il y a un problème dans les relations de pouvoir au sein des familles et des couples. L’homme et la femme ne sont pas considérés comme des pairs. Et l’homme peut aller jusqu’à frapper ou agresser sa femme parce que, pour lui, elle est «sa propriété».

Malheureusement, ceci est vrai pour les couples mariés mais aussi pour les jeunes couples qui ne sont encore que pololos.

Comment faire évoluer la société chilienne alors?

Il faut travailler sur plusieurs fronts. Les lois aident très souvent à favoriser les changements. Mais elles sont aussi parfois le produit des changements.

Nous devons avancer dans nos pratiques quotidiennes. Là, le système éducatif est un levier extrêmement important. Il s’agit de décider comment nous socialisons nos enfants dès la crèche et même avant la naissance, lorsqu’ils sont dans le ventre de leur mère.

Et puis, il faut évoluer par le droit en légiférant, ce qui nous coûte encore plus, semble-t-il.

Pourquoi est-ce si difficile d’avancer par la loi ?

Parce que les collègues du Parlement sont… comment dire… âgés! (rires) La rénovation au sein du Congrès est lente, c’est le moins que l’on puisse dire.

Les élections législatives au Chili sont organisées tous les quatre ans et, en général, un tiers des sièges seulement sont renouvelés. Lors des dernières législatives, nous sommes pas mal de jeunes à avoir été élus. Mais, beaucoup de députés ou sénateurs en sont à leur quatrième ou cinquième mandat… Autrement dit, cela fait 20 ans voire 24 ans qu’ils sont en exercice. Limiter la réélection permettrait de favoriser l’entrée des jeunes et des femmes.

Et au niveau des partis politiques?

Tous ne font pas le même effort. Le PPD[4] applique des quotas de femmes sur ses listes électorales par exemple. Et je dois le reconnaître, les partis de droite, ici à Magellan, font plus d’efforts que mon propre parti. Chez les Démocrates Chrétiens, nous présentons peu de femmes cette année encore.

Carolina Goic Boroevic

Qu’a signifié, pour vous, le fait d’avoir une femme pour présidente?

Une opportunité incroyable, un cadeau de Dieu. Sans aucun doute, le meilleur moment pour être députée. Les thèmes qui me tiennent à cœur ont été inscrits en haut de l’agenda public. L’attention à la petite enfance par exemple a compté parmi les priorités de la présidente. Le gouvernement de Michelle Bachelet a augmenté le nombre de crèches, développé des programmes de stimulation précoce.

Alors que les gouvernements précédents mettaient l’accent sur la modernisation et les infrastructures, Michelle Bachelet a joué la carte du social. Et ces politiques viennent d’un regard de femme, elles portent la marque des femmes.

J’ai reçu du gouvernement un grand soutien pour de nombreux projets de lois soumis au Congrès. Les employées domestiques qui vivent 24h/24 et 7j/7 chez leurs patrons n’avaient pas droit aux jours fériés auparavant. Nous avons légiféré pour effacer cette discrimination injustifiable.

Un autre exemple: avant, les manipulatrices d’aliments dans les cantines scolaires étaient engagées en mars, au début de l’année scolaire, et remerciées en décembre, à la fin des cours. Elles passaient donc deux mois sans salaire. Nous avons changé ça.

Nous avons aussi réformé le système de retraite. Aujourd’hui, une femme au foyer qui n’a pas cotisé ni mis de côté pour sa retraite se voit garantir une pension minimum de 75.000 pesos. Cela n’existait pas avant. Cette «pension de la maîtresse de maison» reconnaît enfin le travail domestique.

Une allocation par enfant vivant s’ajoute aussi aux économies de toute femme au moment de la retraite. Une façon de valoriser la maternité et de compenser le fait que, bien souvent, les femmes cessent de travailler pour s’occuper des enfants ou qu’elles sont moins bien rémunérées que les hommes et donc économisent moins pour leur retraite.

Toutes ces politiques auraient été impossibles s’il n’avait pas eu une femme à la présidence.

Et pour les Chiliens, quels changements a engendré le fait d’avoir une femme à la tête du pays ?

Une grande révolution culturelle. Peut-être même de la même ampleur que la révolution structurelle et économique qu’a provoquée le gouvernement Allende en 1970.

Aujourd’hui, les petites filles savent qu’elles peuvent devenir présidente. C’est signe très important. Les fillettes d’aujourd’hui sont différentes. Entre moi et ma fille, il a y eu un bond en avant incroyable. Un abîme.

Michelle Bachelet a ouvert des perspectives pour que les femmes aient plus d’espace et qu’elles croient en leurs capacités d’occuper ces espaces. Grâce à elle, les femmes sont passées du second plan au premier plan. Elles se sont mises à parler à la première personne et sont devenues protagonistes de leur destin.

Aujourd’hui, les filles se tiennent différemment. Elles osent s’exprimer davantage.

Et je crois que ce changement est irréversible. Quelque soit le président qui entrera à la Moneda[5] dans les semaines à venir, il ne pourra pas faire sans les femmes. Encore moins vu la côte de popularité actuelle de la présidente: près de 80% des Chiliens se disent satisfaits de la présidence Bachelet. Un record historique qui montre ce changement culturel. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui reconnaissent et apprécient les capacités de leadership des femmes.

Michelle Bachelet aura donc aussi montré que les femmes peuvent faire le même travail que les hommes…

Oui, et même le faire un peu mieux. Michelle Bachelet l’a démontré et, en plus, elle l’a fait sans perdre son style.

Beaucoup de femmes réussissent en politique en se masculinisant. Elles adoptent les règles et les gestes des hommes. La présidente, elle, a su mener le pays et prendre les décisions tout en restant accueillante et chaleureuse. Sans perdre sa proximité avec les gens. C’est une autre façon de faire autorité.

Nous, les femmes, apportons une façon de faire complémentaire à celle des hommes. En tant que députée, je le dis à mes électeurs, à l’opinion publique: oui, je suis une femme, j’ai une famille, des enfants et je peux tomber enceinte. Et donner un espace à ces choses ne m’empêchera pas de faire bien mon travail.

Quand la fille de la présidente est tombée gravement malade, Michelle Bachelet est restée trois jours auprès d’elle. C’est très important de le faire. Je ne suis pas sûre qu’un homme se le serait permis. Pourtant, le travail de la présidente n’en a pas profondément souffert.

Une femme politique européenne pourrait-elle faire de même?

Les Européennes ne sont pas comme les Chiliennes. Vous ne concevez pas la famille comme nous le faisons. Nous Chiliennes, nous marions toujours beaucoup, faisons plus d’enfants que vous. Vous, vous êtes différentes…

Michelle Bachelet est une présidente dans un pays latino. Dans un pays européen ou nordique, une femme à la tête du pays serait différente. Mais dans le fond, toutes les femmes à haute responsabilité affrontent des obstacles similaires.

Qu’est-ce qu’être une femme ?

Quelque chose de merveilleux! Les hommes doivent nous envier car nous, les femmes, pouvons donner la vie et ceci nous fait voir la vie autrement. Que nous ayons des enfants ou pas d’ailleurs, nous portons cette possibilité en nous et cela change notre regard, le rend plus profond, plus humain, plus sensible aux détails.


[1] Habitants de Punta Arenas.

[2] père de l’actuel candidat à la présidentielle, Eduardo Frei.

[3] Ricardo Lagos a été président du Chili de 2000 à 2006 ?????, juste avant Michelle Bachelet, actuelle présidente.

[4] Parti Pour la Démocratie, centre-gauche.

[5] Nom du Palais Présidentiel.

02/12/2009

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