Hella Roehrs, entrepreneuse craintive

Entrepreneuse craintive. L’expression semble oxymore.

Pourtant, Hella Roehrs, 47 ans, est une femme entrepreneuse et craintive à la fois.

Debout, elle relève les défis, a ouvert seule son hôtel de luxe en pleine Patagonie.

Et, sans en être convaincue elle-même, elle est capable de se lever et parler plus fort pour obtenir ce qu’elle n’aurait jamais imaginé.

Mais en elle, il y a aussi une petite fille fluette qui parle aigu, craint la maladie et s’inquiète pour ses filles.

Une femme en relief, en émotions, derrière une apparence lisse et délicate.

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Il est 17h. Puerto Natales s’étend engourdie vers la fin d’après-midi. Le froid fait penser à l’hiver, le soleil a des airs printaniers. Hella Roehrs m’a donné rendez-vous au coin de la rue où je me suis engouffrée dans un cyber. Elle m’appelle sur mon portable. Comme convenu, elle est en train d’arriver, depuis Punta Arenas.

«- J’ai un Nissan gris, me dit-elle au téléphone.

- Moi, un anorak kaki et un sac à dos noir.» Je rigole en moi-même. Avec ma tête de gringa[1], elle va bien me trouver de toute façon. Quoique, Puerto Natales est tellement remplie de touristes.

La voilà! Son pick-up est bien un Nissan gris. A l’arrière, des cartons et paquets attestent des provisions faites à Punta Arenas. Je fais un grand signe de la main. Je suis contente qu’elle arrive. J’ai passé plusieurs heures à errer dans Puerto Natales. J’ai envie de voir du monde et rêve de découvrir son estancia[2].

Dans la voiture, Hella, qui conduit, me salue chaleureusement, tout comme son mari Mauricio, assis à côté d’elle, et sa sœur Marcela, installée à l’arrière. Je perçois très rapidement qu’ils sont d’une classe très aisée. Leur espagnol est plus délicat, plus froid aussi. J’essaye de civiliser mon langage chilien populaire.

Autour de nous, les immensités patagonnes sont impressionnantes. La voiture d’Hella file vers le Nord, en direction du fameux parc naturel Torres del Paine. C’est par là-bas qu’est installé son hôtel. Là-bas que son mari élève près de 6000 moutons sur plus de 8000 hectares.






Une heure et demie plus tard, nous voilà arrivés. «Hôtel Posada Tres Pasos». C’est le nom de l’hôtel d’Hella. Je suis clouée sur place.

Perdu en pleine pampa, entouré de montagnes et de prairies à l’infini, l’hôtel d’Hella est juste profondément agréable. Vêtu de bois, chauffé à la cheminée, silencieux et doucement éclairé.  Très beau. Et très, très hors de mes moyens![3]

Je me sens hors contexte. Mes baskets Quechua et ma polaire sans manches à 4000 pesos ne m’ont pas appris à m’asseoir sans en avoir l’air. Mon espagnol a trop de rondeurs. Je n’ai jamais été aristocrate ni fille de grands propriétaires terriens.

Lors de la once[4] que nous prenons avec Hella et Marcela, c’est pire. Petites assiettes, doigts délicatement posés sur la cuillère brillante, trois biscottes, deux grammes de manjar[5] et beaucoup trop de manières à mon goût. Marcela fait de belles phrases propres sur la météo et les activités de la journée. Sans doute pour impressionner la journaliste, même si j’ai plutôt l’air d’une étudiante en voyage scolaire.

Hella est plus silencieuse. Un peu stressée.

On s’apprivoise. Mais je me sens appartenir à un autre monde.

Une enfance «comme un rêve»

Au petit matin, Hella est plus détendue. Elle est dans son élément, a bien dormi et attaque une journée dédiée à notre interview et aux activités habituelles nécessaires à la gestion de l’hôtel. Moi aussi je suis plus naturelle.

Installées dans le bar de l’hôtel, sur une petite table qui couine, nous voilà ensemble. Pour discuter.

«Je suis née à Punta Arenas, mais j’ai vécu presque toute ma vie à la campagne, ici en Patagonie», commence-t-elle.

Hella Roehrs Jeppesen tient ces patronymes allemand et danois de ces arrières grands-parents.

«Du côté de mon père, mes arrières grands-parents sont arrivés en Patagonie en 1918-1919, raconte Hella. Ils sont arrivés séparés et se sont rencontrés en Terre de Feu

Elle poursuit : «Mon arrière grand-mère travaillait comme infirmière auprès des Menéndez.»

Dans la région de Magellan, les Menéndez sont très connus. Au début du XXe siècle, une entreprise d’élevage de bétails possédait près de 3 millions d’hectares en Patagonie chilienne et argentine, la «Sociedad Explotadora Tierra del Fuego». La famille Menéndez était l’une des familles associées.

Hella aussi grandit dans une estancia, «l’Estancia Josefina», près de Punta Arenas. Son père en est l’administrateur pour le compte d’un des membres de la famille Menéndez.

«Mon enfance là-bas était comme rêve. C’était si beau! Il y avait tant d’espace pour jouer, les cousins venaient nous voir souvent», se souvient Hella dans un sourire.

Avec ses quatre frères et sœurs dont une jumelle, la petite fille est une enfant «très active». «On jouait à la poupée, à la maîtresse. Mais nos parents nous tenaient bien stricts, oui

La famille a du personnel – «une cuisinière, un jardinier, une femme de ménage…» - mais les enfants doivent faire leur lit et mettre et débarrasser la table. «Et à 19h, nous étions tous couchés!», dit sérieusement Hella. «Ma mère voulaient que nous soyons responsables

L’école, la ville, la séparation.

A 6 ans, Hella connaît un premier «grand changement». Ses parents l’inscrivent à l’école dans une autre estancia, à une heure de chez elle. Avec sa sœur, elle doit rester à l’internat. «Ca a été tragique», lâche-t-elle sans vouloir exagérer.

«Il y avait une inspectrice anglaise très sévère. Personne ne pouvait manger avant qu’elle n’ait levé sa cuillère. Et il était interdit de parler à table

Habituées à être libres, Hella et sa sœur pleurent des litres. Et se sauvent un après-midi. «Nous nous sommes échappées pour aller jouer à la poupée, relate Hella. Les parents nous manquaient tellement…»

Six mois plus tard, l’une des sœurs tombe malade. Et les parents les retirent de l’internat.

Puis la famille s’installe dans une autre estancia et les fillettes partent à l’école publique à Punta Arenas. Là non plus, elles ne s’adaptent pas.

«A la ville, tout est plus difficile. La maison était plus petite et notre père, resté à la campagne, nous manquait

L’année suivante leur réserve pourtant une rupture encore plus grande.

«Mes parents se sont séparés quand j’avais 9 ans. Ca a été si brusque… On n’a jamais compris pourquoi. Ca a été très dur

Aujourd’hui, Hella semble encore marquée par cette séparation. Elle «en veut» à son père d’être parti pour l’Argentine, et n’entretient avec lui plus qu’une «relation cordiale».

Les militaires, la télévision et le rock latino.

Séparée de son mari, la mère d’Hella, qui n’a jamais travaillé, doit réagir. Elle se met à faire des biscuits et des empanadas[6] et les vend pour gagner de l’argent. Heureusement, la famille est là pour arrondir les fins de mois. Et les enfants ne voient «presque pas la différence».

En 1973, c’est le coup d’état au Chili. Les militaires bombardent le Palais présidentiel et renversent le gouvernement socialiste de Salvador Allende. Hella a presque 11 ans. Elle s’en rappellera toujours:

«Il y avait des restrictions d’horaires, les supermarchés n’étaient pas bien achalandés, on manquait… Et puis, tout le monde avait peur. Les militaires débarquaient dans les maisons à n’importe quelle heure, pour emmener les gens d’opinions politiques divergentes. Ca aussi, ça a été dur

Finalement, Hella s’acclimate à Punta Arenas et prend goût à la vie en ville.

«Contrairement à la campagne, on avait la télévision. On allait au cinéma, au carnaval et on voyait beaucoup la famille

Elle apprend à s’arrêter pour traverser la rue quand elle roule à bicyclette et apprécie «le confort» dans lequel elle vit.

A l’école, la fillette adore le sport et les maths mais «déteste» l’espagnol. Pourtant, elle lit beaucoup: «Mujercita, Hombrecito, Donald Duck, Condorito, Cendrillon… Ce qu’on lit à 10-12 ans quoi!», se souvient-elle, rieuse.

Et puis sa famille reprend la route de la campagne. Enfin!

«Nous sommes installés à Cerro Castillo, un village pas loin d’ici, perdu en Patagonie. Et là, les merveilles sont revenues!»

«La campagne, c’est ma vie, vraiment, continue Hella, sincère. J’aime regarder les paysages, travailler la terre, faire le potager.»

Dès lors, l’adolescente décide de ne plus quitter sa campagne rêvée. Elle suit les cours du lycée par correspondance et s’arrête au niveau du bac.

A 18 ans, Hella Roehrs est une jeune fille qui ne rêve pas d’aventures lointaines.

«J’aimais rester avec ma maman. Elle travaillait comme cantinière et moi je tricotais, je faisais des gâteaux, je l’accompagnais

Hella n’a «pas trop de vie sociale», contrairement à sa sœur partie étudier à Santiago, la capitale. Mais elle ne s’en plaint pas. «J’écoutais beaucoup de musique à l’époque.»

Du rock latino – argentin avant tout – et des tubes des années 80: Soda Stereo, Los Enanitos Verdes, Abba, Cindy Lauper.

Et c’est là que Mauricio apparaît.

«Une relation toujours bien menée.»

Mauricio a 35 ans. Il est l’administrateur-adjoint de l’estancia Cerro Castillo. Tout le monde le connait. Hella aussi.

«Nous avons découvert que nous avions des points en communs et, peu à peu, une relation est née.»

De rencontres cachées en rencontres cachées, Hella a déjà 22 ans et elle tombe enceinte.

«Rien n’était public, on vivait au le jour le jour et puis je suis tombée enceinte et là, on s’est mis officiellement ensemble et je suis allée vivre avec lui.»

Entre Hella et Mauricio, la relation est «très belle », dit Hella. «Une relation toujours bien menée.»

Mauricio s’occupe de l’estancia qu’il administre et aide sa femme avec leurs deux filles, Macarena et Barbara, nées à un peu plus d’un an d’intervalle. Hella entretient la maison et accompagne son mari faire le tour des postes de contrôle de la propriété.

«Mauricio m’a toujours beaucoup aidé avec les nenas[7]. Il n’a jamais été machiste. Il est ouvert, me laisse faire les choses qui me plaisent. Je peux aller où je veux sans prévenir», souligne Hella.

Des filles ingénues et farceuses, presque comme dans les livres de la comtesse de Ségur.

Macarena et Barbara, les deux filles d’Hella, naissent dans un univers «ultra-protégé», où elles grandissent «libres» et «ingénues», raconte leur mère.

En pleine nature patagonne, elles passent leurs journées dehors. Apprennent à monter à cheval très tôt et accompagne leur père qui s’occupe des moutons et de la propriété.

«Dès leur plus jeune âge, les filles ont été très indépendantes. Et elles avaient toujours de nouvelles idées inattendues!»

Comme cet après-midi, où une voisine toque à la porte d’Hella, toute agitée. Vêtues de leurs seules bottes de caoutchouc, les deux fillettes de 4 ans se sont jetées dans un cours d’eau. Gober les œufs du poulailler ou renverser le lait frais dans la cuisine font aussi partie de leurs amusements ingénieux.

«Les petites n’étaient pas pudiques. Elles voulaient donner des bisous à tout le monde. Pour elles, le monde n’était pas mauvais, raconte Hella. Et puis, en grandissant, elles se sont rendu compte que l’envie peut animer les êtres humains.»

Aujourd’hui, Macarena et Barbara étudient ensemble à Valdivia (à plus de 2000 km de Punta Arenas). L’aînée a pris une année sabbatique pour attendre sa sœur et partir, avec elle, étudier loin de sa famille.

«Les filles vivent dans un chalet au bord du fleuve de Valdivia. Elles ont tout ce qu’il faut mais on s’inquiète toujours. Elles sont si loin.»

Hella et Mauricio financent la vie et les études de leurs filles. Pour cela, ils leurs envoient chaque mois 1 million 200 pesos[8].

6000 moutons, 8000 hectares et trois propriétés.

Hella et Mauricio sont ce qu’on peut appeler sans risque d’erreur des gens fortunés. Très fortunés.

D’administrateur, Mauricio est passé à propriétaire à la fin des années 70. «Quand Pinochet a parcellisé la Patagonie, Mauricio a pu acheter une estancia», explique Hella. Puis une autre et encore une autre.

Aujourd’hui, Mauricio possède près de 8000 hectares de terrain entre Puerto Natales et le parc naturel Torres del Paine. Et élève 6000 moutons dont il vend la laine et la viande, principalement à l’exportation.

«Oui, c’est un patrimoine très important, reconnaît Hella. Une estancia vaut environ un milliard de pesos[9].»

«Mais malgré l’étendue du domaine, la rentabilité n’est pas énorme car nous somme dépendants du cours du dollar

Elle concède tout de même: «Nous vivons très bien, c’est vrai. Trop bien presque. Nous avons assez d’argent pour être bien, donner du travail aux autres et entretenir notre patrimoine

Il y a dix ans, Hella s’est lancé en plus un défi personnel. Ouvrir un hôtel et accueillir des touristes aisés aux portes des sommets majestueux de Torres del Paine.

«Ca a été un défi vraiment beau. J’ai fait ça avec l’aide de mes filles, de mon mari. J’ai tout appris au fur et à mesure: comprendre les attentes du touriste, le recevoir, travailler avec d’autre personnes, gérer l’argent… Finalement, cela n’a pas été si difficile.»

Aujourd’hui, Hella est à la tête d’un business. Hors saison, elle parcourt les salons de tourisme latino-américains avec ses filles. Et durant l’été, remplit toutes les chambres de son hôtel cosy.

«En général, je passe la matinée chez moi: je range, nettoie et prépare des douceurs pour le soir. Puis, je pars à l’hôtel où je gère les réservations, le stock du restaurant, les commandes à faire.»

Et ce n’est pas tout. Depuis quelques mois, Hella est propriétaire d’une cafétéria-boutique de souvenirs, un peu plus haut en direction de Torres del Paine. Pour cette affaire aussi, elle aura su convaincre banquiers et fonds publics d’aide à l’investissement.

Comme quoi, derrière des angoisses perceptibles et une petite voix aiguë, se tient parfois une femme hardie et inventive.

Les riches, «peut-être moins machistes».

Quand je l’interroge sur la situation des femmes au Chili, Hella pense aux efforts qu’elles fournissent «pour pouvoir vivre bien».

«Les femmes chiliennes sont courageuses et persévérantes», dit-elle, consciente des efforts nécessaires pour «donner une bonne vie et de bonnes études à ses enfants

«Au Chili, la société est machiste de manière générale, poursuit-elle. Mais, depuis que nous avons une présidente femme, les choses ont changé.»

«Aujourd’hui, les femmes sont des protagonistes. Chez elle comme au travail. Elles veulent avancer, s’en sortir. Avant, c’était sans doute différent.»

Pour Hella, des changements «culturels» sont intervenus, mais peut-être pas à tous les niveaux de la société.

«Au sein des classes sociales et économiques les plus hautes, les gens sont peut-être plus ouverts, grâce aux études qu’ils ont fait, et donc moins machistes. Tandis que, chez les gens d’en bas, on a moins de moyens pour étudier, on est donc peut-être plus machiste», envisage-t-elle.

Et elle poursuit: «Je l’ai vu parmi mes employées, il y a des femmes que leur mari ne laisse pas sortir. Ce sont des hommes qui ont été élevés dans la culture machiste.

Mais aujourd’hui, ils n’ont plus le choix. Les familles ont besoin que les femmes travaillent.»


Donner la vie et craindre de la perdre.

Pour Hella Roehrs, être une femme est «quelque chose de merveilleux, dans mon cas». C’est «être coquette, indépendante, avoir des idéaux, être comprise et respectée…»

«Nos sexes sont différents bien sûr, mais nos sentiments aussi, ajoute-t-elle. Les femmes sentent plus avec le cœur.»

«Et puis, être mère est la plus belle chose qui puisse arriver à une femme.»

Pour Hella, le sexe c’est «tout»: «se sentir bien, se sentir femme, donner du plaisir à son mari, se sentir bien à deux.» Et jamais, il n’a été tabou dans sa famille. «De blagues en blagues, ma mère nous as parlé de tout à chaque étape: des menstruations, de la sexualité, de la contraception. Nous rougissions mais posions aussi des questions.»

Mais quelle femme est Hella Roehrs? Elle réfléchit un instant et se lance doucement:

«Je suis une femme qui aime écouter, je me préoccupe des autres… Je suis ultra ordonnée! (rires) D’ailleurs, ça se voit chez moi, chaque chose est à sa place.»

«Extravertie, qui aime lire, écouter de la musique, faire des exercices et être avec sa famille

Angoissée? Je demande. «Angoissée non, mais craintive oui. Pour mes filles et mon mari surtout.»

Depuis que sa mère a été emportée par le cancer en quelques mois, Hella craint la maladie.

Elle se sent «réalisée, heureuse»: «je suis mariée, j’ai des enfants, mes filles sont presque diplômées». Mais rêve quand même de connaître ses petits-enfants et de «rester toujours avec [son] mari». «Jusqu’à mourir ensemble, je l’espère.»

«Car le temps fait ses ravages sur les corps», explique Hella, émue.

Il est déjà presque 14 heures et la cuisine respire de bonnes odeurs. Maria José, la cuisinière, a préparé des lentilles qui fument de délices. Hella est tranquille.

Dans la cuisine, elle s’installe avec nous sur la table blanche. Les filles de l’hôtel, qui m’ont fait rire hier soir, bavardent avec elle, naturelles. Moi aussi. J’ai perdu la gêne. On blague. Hella raconte des anecdotes de son enfance. Elle mange dans la cuisine de l’hôtel, des lentilles à la cuiller. Toutes les patronnes fortunées ne le feraient pas.

Tout à l’heure, elle fera près de 200 kilomètres pour me montrer la Patagonie, les moutons, les vaches et sa maison impeccable au plancher qui craque.

Dehors, la pluie et le vent ont sorti les grands moyens. La porte du pick-up gris qui me ramène à Puerto Natales s’arrache presque. Hella me laisse un bisou frais et parfumé. L’image a repris le dessus. Mais dans ma poche, j’ai un petit papier qu’elle a écrit à la main. L’adresse de ses filles, qui «peuvent m’accueillir sans aucun problème» à Valdivia. «Vas-y, vraiment. Ca me ferait plaisir que tu les connaisses. Elles parlent de moi en étant ce qu’elles sont.»


[1] Gringo, nom donné par les Chiliens et Latino-Américains aux Américains et plus largement aux étrangers. Gringa au féminin.

[2] Ranch, propriété avec des moutons, chevaux et vaches souvent. Il en existe beaucoup en Patagonie.

[3] La nuit coûte 72 000 pesos, presque la moitié du salaire minimum chilien.

[4] Thé accompagné de pain et garnitures salées ou sucrées, que les Chiliens prennent vers 18h ou plus tard et qui fait souvent office de dîner.

[5] Confiture de lait.

[6] Petits chaussons farcis de viande, oignon, olive et œuf ou bien de fromage notamment.

[7] Petites, filles. Expression plutôt utilisée en Argentine. La Patagonie chilienne est très influencée par l’Argentine car les habitants peuvent s’y rendre beaucoup plus facilement que dans le reste du Chili en raison de la géographie.

[8] 1700 euros, soit huit fois le salaire minimum au Chili.

[9] 1 million 400 euros environ.

20/01/2010

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