En attendant le vote…

Fin de campagne pour Sebastian Piñera, candidat de la coalition de droite.

Jorge Arrate, ancien ministre d'Allende, candidat du pacte d'extrême gauche Juntos Podemos. Marco Enriquez-Ominami, candidat indépendant, fils d'un héros de l'extrême gauche tué sous la dictature, joue les trublions dans cette élection.

Ces derniers jours, le temps semble avoir suspendu son vol. Le suspens tend la chaleur qui imprègne le Chili en cette fin de printemps. Jeudi soir, les quatre candidats à la présidentielle ont clôturé leur campagne à force de discours nourris et de musiques pour emmener les foules.

Dimanche, les Chiliens votent. En attendant, les milliers d’affiches et panneaux qui couvraient murs et trottoirs doivent disparaître. Pour que le peuple pense, tranquille, sans ces visages et ces slogans qui l’aguichent depuis des mois.

Dans les rues de Santiago, quelques étoiles colorées traînent quand même encore sur les arbres. Ce sont celles du candidat de la droite, Sebastian Piñera, entrepreneur milliardaire et favori dans les sondages.  (en savoir plus sur la présidentielle)

Le silence qu’instaure normalement la loi électorale n’est pas non plus respecté. Vendredi, samedi et même dimanche, les candidats déjeunent avec la presse, trottent avec leurs enfants sous les caméras et s’expriment à la radio.

Mais le pays est comme en suspens. Dimanche, les Chiliens votent. Pour ceux qui sont inscrits, c’est obligatoire. Ils seront 8 millions sur 16 à se rendre aux urnes.

Un coup d’œil aux dernières bandes-annonces des candidats, pour saisir le ton de la campagne et l’ambiance politique au Chili :

Sebastian Piñera, coalition de droite:

Eduardo Frei, candidat de la coalition sortante, centre-gauche:

Marco Enriquez-Ominami, ex-socialiste aujourd’hui indépendant, fils d’un héros de l’extrême gauche assassiné sous la dictature:

Jorge Arrate, candidat du pacte de l’extrême gauche « Juntos Podemos »:

12/12/2009

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